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Cotidianul - 25/01/2002

Une Fondation roumaine accusée de corruption par une famille canadienne

12 000 dollars – le prix de l’adoption d’un enfant

Les autorités disent que le Parquet doit faire toute la lumière sur ce dossier

Une famille canadienne qui désirait adopter un enfant roumain a envoyé au Gouvernement à Bucarest une lettre dans laquelle elle accuse le directeur de la Fondation qui intervient en tant qu’intermédiaire de lui avoir demandé une somme d’argent en échange de l’enfant.

Selon les accusations, pour l’enfant désiré par les canadiens, qui remplissait toutes les conditions pour être adopté par une famille étrangère, le directeur de la Fondation ”Saint Dimitri et Ana” de Constanta a réclamé aux futurs parents ni plus ni moins que 12 000 dollars.

La demande du directeur de la Fondation a surpris la famille canadienne qui a refusé de s’acquitter du montant demandé et, sans hésiter, a informé le Gouvernement roumain de ce cas.

La Présidente du Comité Roumain pour les Adoptions, Gabriela Coman, déclare qu’on ne peut rien dire de la lettre reçue par le Gouvernement, parce qu’il est de la compétence du Parquet de résoudre ce dossier et de faire toute la lumière.

”Tout ce que je sais, comme l’a dit aussi Monsieur Mihailescu, c’est que toutes les formalités pour l’adoption avaient été accomplies dans les règles et que l’enfant est parti au Canada dans la famille qui l’a adopté”.

L’enfant et ses nouveaux parents ont quitté la Roumanie au mois d’octobre l’année dernière, au moment où, selon ce qui est précisé dans la lettre envoyée au Gouvernement, cette fondation agrée a réclamé la somme d’argent aux canadiens.

Pour donner suite à la lettre reçue, le Ministre pour la Coordination du Secrétariat Général du Gouvernement, Serban Mihailescu, a saisi le Parquet de Constanta en signalant ce cas de corruption dans une procédure d’adoption internationale.

”Il existe une lettre originale d’une famille qui rapporte cet abus et a déposé une plainte contre cette fondation au Parquet de Constanta ”, a dit Mihailescu.

Le Parquet de la Cours Suprême de Justice va vérifier les accusations portées par les citoyens canadiens en rapport avec le directeur de la Fondation qui aurait demandé de l’argent pour les aider à adopter un enfant roumain.

La Fondation ”Saint Dimitri et Ana”, dont la présidente est Rodica Moraru, a son siège dans un immeuble du Boulevard Ferdinand à Constanta, mais les voisins déclarent que, depuis un bon nombre de mois, ils n’ont vu personne y entrer ni en sortir.

”Il y a quelques jours, quelqu’un est venu et a demandé après la propriétaire de la fondation, mais je lui ai dit qu’il y avait longtemps que je n’avais vu personne là-bas”, dit un des voisins. A la fin de l’année passée, la Fondation a déposé des demandes de renouvellement d’accréditation, mais sa demande a été rejetée parce que son rapport d’activité pour 2001 n’était pas concluant, montrant une réduction de son activité.

La Fondation en cause a été accréditée la première fois au mois de novembre de l’année 1997 et elle a cessé son activité en date du 13 décembre 2001.

Dans cet intervalle de temps, ”Saint Dimitri et Ana” a réalisé 99 adoptions internationales, dont 12 durant l’année 2001, avec 3 en relation avec le Canada.

(S.G.)

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