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CURIERUL NATIONAL N°3495 du 28/08/2002

Le trafiquant d’enfants Marian Maierson poursuivi en justice

Ramona Feraru, Valentin Bolocan

Marian Maierson, celui qui a « réussi » à faire la transaction de 54 adoptions illégales à destination d’Israël, a été mis en examen hier après que les procureurs et les officiers du « Crime Organisé » ont terminé leur enquête.

Il est accusé de faux en écriture et usage de faux. L’homme a bénéficié de la complicité de Daniela Rizea. Elle s’est occupé de tous les problèmes « technique » des affaires, c’est-à-dire de la falsification de répartitions d’adoptions.

Pratiquement, la fondation « Viitorul Copiilor » obtenait du CRA (Comité Roumain pour l’Adoption) la répartition pour un enfant, mais trois ou quatre étaient envoyés à l’étranger.

Le document était scanné, modifié et imprimé en couleur avec d’autres noms et d’autres dates, mais le numéro d’émission était gardé.

Dans l’éventualité où le juge voudrait le vérifier. La méthode a eu du succès, parce que Maierson a exploité une lacune des lois.

Il n’est pas obligatoire de mettre l’original de la répartition dans le dossier d’adoption. Pratiquement, les juges n’avaient pas à vérifier si tous les actes du dossier étaient des originaux et ils approuvaient les dossiers.

Evidemment, Maierson ne déposait pas les documents falsifiés avec leur numéro d’émission auprès de cette instance…

Tout s’est passé dans le département de Constanta. Même si les enfants étaient d’un autre département, pour les actes d’adoption, on utilisait les filiales locales des institutions gouvernementales de protection de l’enfant.

Les enfants qui ont été adoptés par des familles d’Israël provenaient des départements de l’Hunedoara, du Giurgiu et de Constanta.

Les affaires ont été découvertes pendant l’année 2000, quand elles sont arrivées aux oreilles des officiers de la Direction de Lutte Contre le Crime Organisé.

Quand il a senti que cela se resserrait autour de lui, Maierson s’est évaporé en Israël, état qui lui a donné sa seconde nationalité depuis un certain temps.

Informés de ce cas dès que le « Curierul national » l’a signalé en exclusivité, les policiers n’ont pas exclu que soient impliqués des responsables de la filiale de la Direction de la Protection de l’Enfant à Constanta.

Les enquêteurs n’en ont pas dit plus sur cette possibilité.

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